L'actualité du livre numérique
Vous trouverez ci-dessous les dernières nouvelles concernant l'actualité du livre numérique.

De 0 à 25% : la TVA sur le livre en Europe

Arnaud Nourry regrette un «malentendu» avec les libraires à propos du numérique

Les Readers de Sony vendus en septembre en France
Présentés hier durant l'IFA, manifestation qui se déroule à Berlin, les deux Readers sont les évolutions des modèles Pocket Edition et Touch Edition. Disposant de 2 Go de mémoire - soit 1200 livres selon Sony - ils disposent tous deux d'un écran tactile et sont pilotables avec le doigt ou le stylet fourni.
Ils intégrent également douze dictionnaires dont deux anglais (New Oxford American Dictionary et Oxford Dictionary of English), dix bilingues (de l'anglais au français, l'allemand, l'espagnol, l'italien et le néerlandais). Pas de version dictionnaire sur une des langues en revanche.
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| Les nouveaux PRS, 650 et 350 |
« Cette fonctionnalité permet de s'aventurer dans des lectures en VO et d'accompagner de façon agréable ceux qui cherchent à apprendre des langues étrangères et se perfectionner en la matière. Les mots recherchés ou surlignés peuvent être compilés et consultés par ouvrage ou par ordre chronologique d'annotation, tout en basculant rapidement entre les dictionnaires », précise la marque.
Le Pocket Edition sera disponible en trois coloris : argent, rose et bleu, et conserve sa taille de 5 pouces de diagonale. Le Touch Edition, quant à lui, sera toujours en version 6 pouces et disponible en noir, argent et rouge.
Côté logiciel, Sony nous inquiète en revanche un peu plus dans son communiqué :
La partie en gras est soulignée dans le communiqué, comme si manifestement, tout le monde n'avait pas compris de quoi on parle exactement.De nouvelles fonctionnalités facilitent la lecture de fichiers PDF et de documents personnels. Un zoom de contenu intuitif ( ?), un contraste réglable, un contrôle de la luminosité et la création automatique de plusieurs pages facilitent la lecture sur un petit écran de documents conçus pour une feuille de papier standard. Des options de personnalisation permettent aux utilisateurs d'utiliser leurs photos préférées en tant qu'écran de veille et de nombreuses fonctionnalités leur permettent de regrouper leurs lectures préférées.
Peut-être que le mieux est de se consacrer uniquement à la petite vidéo ci-dessous...

Les applications, nouveau fer de lance de Sony
Actu des ebooks évoque en effet une disponibilité uniquement pour l'outre-Atlantique, selon la politique décidée par Sony. Toujours équipé d'un écran à technologie Pearl, celle qui est la meilleure du moment, le Daily Edition disposera d'une double connectivité WiFi et 3G. Chose qui expliquerait son absence du territoire européen, puisqu'aux États-Unis, c'est AT&T qui se chargera de connecter le Reader aux réseaux.
Contrairement aux deux autres modèles, le PRS-950 disposera de 4 Go de mémoire (contre 2 Go pour le Pocket et le Touch), mais offrira deux emplacements pour étendre la mémoire, à l'instar du Touch. Son prix de vente sera de 299 $. Son écran sera tactile comme pour les autres, et mesure 7 pouces.
Des applications, ohn s'applique
L'autre nouvelle, c'est que Sony décide de combler le retard accumulé sur les autres marchands en ligne ou non. En effet, tout le monde sait combien les vendeurs tentent d'accaparer des parts de marchés en offrant gracieusement des applications qui permettent de télécharger, acheter et lire des ebooks depuis la quasi-totalité des appareils mobiles existant.
Pour commencer, mais en douceur, Sony attaque avec Reader Desktop Edition, à destination des Mac et de Windows, mais également une version iPhone, avec Reader Mobile Edition. Au menu, comme toujours, la possibilité d'acheter des ebooks depuis la boutique Sony et de synchroniser la lecture de ses ouvrages entre les différents appareils que l'on utilise.

Demain, la bibliothèque converge avec le lecteur ebook
Aussi incroyable que ca puisse paraître, le futur est peut être en marche. L'ensemble devrait contenir un écran tactile de 101 cm, (mais pourquoi le Kindle et l'iPad jouent à qui sera le plus petit ?) et pourra être utilisé comme vitrine.

La bibliothèque devrait mesurer dans les un mètre cinq. Ce n'est pas le plus fou. L'engin devrait permettre de voir des « preview » de tous les livres disponibles sur le Hanwang Bookstore. Et, si vous effectuez le téléchargement par l'engin en question, vous pourrez aussi, encore heureux, les lire. Debout ?
L'annonce qui suit : le nombre de livres disponibles devrait atteindre les 200 000 à la fin de l'année. Magnifique. Selon le groupe, le nombre de bibliothèques prochainement mises en vente est difficile à estimer, mais celles-ci seront disponibles sur internet comme dans les boutiques de rue, et ce, sans frais de port.
Heureusement, on ne se voyait pas la porter dans l'escalier...

Pour une TVA à 5,5 % sur l'ebook, on taxera les fumeurs
Selon nos confrères de PC INpact, le député Hervé Gaymard estimerait qu'il est temps d'harmoniser la TVA sur les différents supports du livre. Et l'harmonisation entre l'ebook et le livre papier pourrait aller plus loin avec la mise en place d'un prix unique de l'ebook.
La TVA à 5,5 % fait partie des grandes réclamations du secteur de l'édition. On se souviendra notamment qu'Antoine Gallimard avait lancé une pétition en décembre 2009. Bien évidemment, cette revendication a été portée par le SNE et reprise dans différents rapports (Patino, Albanel et mission Zelnik).
Bien sûr, pour pouvoir aligner la TVA du livre numérique sur celle du livre physique, il va falloir revoir la définition du mot livre. Pour l'heure, « Le téléchargement de livres par fichiers numériques constitue selon la doctrine fiscale actuelle une prestation de service par voie électronique » indique Hervé Gaymard. Alors que ce qui définit le livre au niveau fiscal c'est le fait d'être imprimé.
La proposition de loi du député pour modifier tout cela et étendre les critères de définition à tous les support du livre PC, lecteurs d'ebooks, CD, CDRom, clé USB...

Scribd n'accapare pas les archives, c'est juste un besoin d'argent
Hier, un auteur tirait la sonnette d'alarme : Scribd.com fait payer l'accès à ses archives, dans lesquelles on trouve pourtant des textes que le romancier voulait offrir gratuitement au public. Seule possibilité pour lui : les supprimer manuellement... Galère.
Entre temps, le bonhomme a assuré qu'il avait une solution en vue et en attendant, il suffisait de le contacter par email pour qu'il envoie tout aussi gracieusement ses textes. Oui, mais quid de Scribd.com ?
Eh bien Tammy Nam, le vice-président marketing de la société est intervenu pour expliquer la situation. « Nous avons lancé cette fonctionnalité d'archivage, car, pour que nous puissions continuer de bâtir un produit gratuit pour les éditeurs de contenus et les amoureux de la lecture, il faut payer les serveurs qui stockent les documents et l'armée d'ingénieurs qui maintiennent le site en place - ainsi que tout ce qui fait tourner la société. »
Parmi ces innovations, il est bien entendu question du passage complet du site à un codage en HTML5, qui rend bien plus fluide le site - mais surtout, complètement compatible avec l'iPad et l'iPhone, qui, on le sait, ne supportent pas la technologie Flash anciennement présente sur Scribd.com
Reste que Tammy se sent tout penaud d'avoir pu nuire à des auteurs qui ont justement contribué à faire du site ce qu'il est aujourd'hui. Le programme de suppression des textes présents dans les archives est d'ailleurs là pour leur permettre de retirer les textes qu'ils ne souhaitent pas voir dans cette section.
« Nous ne pouvons pas être parfaits à chaque fois, mais notre objectif, comme toujours, est de construire une plateforme optimale pour les créateurs de contenus et qu'ils se mettent en contact avec un public le plus large possible », ajoute-t-il.

iBookstore : Simon & Schuster franchit le pas en Angleterre
Simon & Schuster est ainsi le dernier éditeur à faire son grand débarquement de la rentrée sur l'iBooksotre d'Apple, accessible depuis son iPad ou iPhone - avec une version mise à jour du logiciel. Depuis le 31 août, les titres en numérique de l'éditeur sont disponibles et le groupe se félicite de ce que cette présence nouvelle sur la boutique d'Apple permettra de donner une vie supplémentaire à son fonds de commerce.
Dans un communiqué de presse dont fait état The Bookseller, le directeur Ian Chapman explique que faire partie des éditeurs présents sur l'iBookstore a quelque chose de séduisant et de plaisant. « Nous sommes toujours prêts à explorer les possibilités intéressantes qu'apportent de nouvelles technologies pour rendre nos livres disponibles aux lecteurs dans le format de leur choix. »
Aujourd'hui, les éditeurs Hachette, HarperCollins, Penguin et Macmillan sont disponibles depuis le lancement de l'iBookstore au 28 mai et la semaine passée, c'est Canongate qui a brisé la glace...
Ce qui est également le même discours, ou presque, que celui tenu par l'éditeur américain lorsqu'il a décidé de se lancer sur Scribd.com, et d'ouvrir une boutique dédiée à ses ouvrages.

Jacques Binsztok : pas du numérique pour déporter platement un texte
Pour garder le contrôle. Sur les stocks, l'offre, la demande et le reste. Seul maître à bord, le grand patron, régi par des impératifs ancestraux : maintenir l'image de marque de sa maison, conserver les rênes de la diffusion/distribution, et ainsi de suite...
Mais certaines voix que l'on n'attendait pas là surgissent parfois, avec des propos qui inspireraient bien volontiers une certaine clémence. De quoi donner envie de dire que toutes les maisons ne refusent pas l'essor numérique, que toutes ne retournent pas leur veste d'un coup de vent...Et que certains, pourtant pas issus de la toute jeune génération, ont cerné le marché avec une justesse rare.
C'est le cas de Jacques Binsztok, actuellement éditeur chez Hugo & Cie, qui lancera une collection jeunesse prochainement sous son appellation millésime contrôlé : JBZ & Cie.
Un entretien à découvrir absolument. Pour changer un peu de regard...

Le Samsung Galaxy Tab s'attaque à l'iPad, pour 699
Allez, on entame avec le « normal » pour qui ose défier la Pomme. Android 2.2 (ça devient d'un classique), WiFi et 3G, et bluetooth, ainsi qu'un support conséquent en ebook, avec Borders (Kobo) en sous-main. C'est à dire deux millions de livres, 3000 magazines, et 1600 journaux. Et petit plus, l'Android Market sera apparemment disponible, ce qui devrait bien gonfler les chiffres ci dessus.

Surtout, la tablette est réactive. Et amène des améliorations par rapport à l'iPad. Dans le désordre, 7 pouces, 380g. Un GPS, une option visio conférence, un appareil photo, et la surprise du chef, l'option téléphone.

Seul bémol, le prix (sans abonnement) est de 699 €. Bon, c'est un peu beaucoup, mais attendons quand même la sortie en France prévue pour octobre pour voir le prix avec abonnement. La petite vidéo de promo, c'est en cadeau...
Mais n'allez pas croire que Samsung est venu marcher dans les plates-bandes d'Apple, et que la pomme va se laisser manger en entier sans rien dire. Apple fait courir le bruit d'un iPad 7 pouces, moins cher, et avec grosso modo les options du Samsung Galaxy Tab. Côté Samsung, on attend l'écran Liquavista, peut être comme une révolution chez les lecteurs numériques. Ce devrait être pour le premier trimestre 2011. La guerre ne fait que commencer...

La plateforme Blio disponible... d'ici peu
Blio, c'est ce qui va peut-être définitivement vous convaincre de laisser tomber ce livre, d'alléger vos bagages et d'acheter un lecteur numérique. Le Toshiba Libretto ? Entre autres, le partenariat est signé, mais bien d'autres modèles encore : Blio s'adresse à tous.

Blio est donc un logiciel accessible depuis PC, iPod Touch, et iPhone. Et si l'on ne nous a pas menti, depuis le lecteur numérique Toshiba Libretto. Toujours est-il que cette plateforme a plus ou moins dans l'idée de révolutionner le monde de l'ebook.
Comment ? Avec le livre numérique « augmenté » : images, couleurs, hyperliens, prises de notes, lecture audio, gestion multi langues. Lecture audio assurée par le Vocalizer de Nuance, voix masculine ou féminine au choix, et qui pourra vous faire la lecture dans une trentaine de langues.
Il ne faut pas faire les choses à moitié. Voilà ce qu'en dit le fondateur Ray Kurzweil : « Blio pourra préserver le format de votre livre imprimé. Appréciez les subtilités de design originales de l'éditeur ». Avec des plus, soyons honnêtes. Révolution, je vous avais prévenu.

Et qui arrivera dès ce mois-ci. Qui pourrait ; devrait ; avoir réellement lieu sur le Toshiba Libretto donc. Toshiba a annoncé la création d'un support ebook spécialement pour la sortie de ce modèle, le Book Place. Celle-ci soutenue par le système Blio.
Un très bon choix de la part de Toshiba, mais parions que Blio risque bientôt d'être présent... partout ! C'est en tout cas Twitter qui le dit...

Les logiciels de lecture à l’épreuve de leur lisibilité
La lisibilité des contenus au format numérique est souvent critiquée avec raison. Le numérique ne parvient pas à prendre en compte la lisibilité à laquelle nous ont habitués des années de typographie au service du livre et de la lecture. Lire un livre papier, bien souvent, quand il est réalisé avec savoir-faire, est une expérience bien plus agréable que de lire une page web ou un livre homothétique. Bien souvent, parce qu’il y a aussi de nombreux éditeurs et graphistes qui par incompétence ou ignorance réalisent des livres tout bonnement illisibles : police mal choisie, marges trop étroites, interlignage et espacement de caractère trop faibles ou trop larges, etc. Les exemples sont devenus nombreux à mesure que les procédés pour mettre en page du texte se sont démocratisés, sans que la technicité de ces procédés soit suffisamment au point pour faire ce travail justement. Bref, contrairement à ce que nous ont fait croire les technologies de traitement de texte, celui-ci demeure difficile à “traiter”, “à composer”, à mettre en page. Et les technologies web, qui n’ont pas été conçues pour la mise en page mais pour l’écran, n’ont pas arrangé cela.
L’art de la composition permet la lisibilité
Or, pour lire, l’art de la composition (voir les excellents livres de l’Atelier Perrousseaux par exemple) est essentiel. La présence de marges, l’interlignage, la longueur des lignes notamment sont devenues capitaux dans notre capacité à lire un texte, qu’il soit sur écran ou sur papier. Mais force est de constater qu’au format numérique cette composition peut devenir très aléatoire selon le support qu’on utilise.
Alors que les formats ePub sont très souples, très adaptables, les logiciels de lectures semblent tous avoir oublié la souplesse, permettant notamment d’éditer le CSS et donc d’adapter la plupart des variables existant dans le monde électronique aux contraintes de la typographie à l’écran. Bien souvent, ces logiciels de lecture permettent peu de liberté : impossibilité de gérer les marges à notre convenance, de préciser l’interlignage…
La plupart des logiciels de lecture pour PC ne proposent pas ces fonctionnalités basiques, comme le montre cet exemple de lecture à l’écran de fichier ePub depuis Adobe Digital Edition : en pleine page, sur un écran d’ordinateur, le texte est tout bonnement illisible : les lignes sont trop longues et il est impossible de gérer des marges.
Copie d’écran d’un fichier ePub en plein écran lu avec Adobe Digital Edition. Il faut aimer les longues lignes
Même problème avec Calibre. Pour arriver à gérer un texte en ePub, il faut réduire la taille de la fenêtre de lecture, en laissant apparaître un fond d’écran qui n’a rien à voir avec le moment de lecture.
Copie d’écran d’un fichier ePub en plein écran lu avec Calibre. Même problème de longueur de ligne.
Lecture livre/lecture web
A l’inverse, les formats de fichiers adaptés aux liseuses ne connaissent pas encore de logiciels adaptés aux écrans de nos ordinateurs.
Avec le logiciel Kindle pour PC, qui vous permet de télécharger des livres au format Kindle (un format assez proche de l’ePub dans ses spécificités techniques), la lecture s’adapte mieux à la taille de l’écran, effectivement (même en plein écran), mais elle échoue à être pleinement convaincante parce qu’elle oublie une différence essentielle de l’interaction entre le monde des liseuses et celui des ordinateurs. Alors que sur la liseuse, la page est l’interface, à l’écran d’ordinateur, il est très difficile de lire une page quand on a au contraire l’habitude de l’ascenseur, de la lecture en rouleau. Alors que la liseuse fonctionne comme un livre, il faut arriver au bas de la page pour la tourner, l’écran du PC me semble avoir du mal à fonctionner de la même façon… Sur un écran d’ordinateur, on a tendance à penser le livre comme un rouleau, à la manière dont on déroule les billets de blogs : arrivé en bas de page, on a envie de descendre plutôt que de la tourner. Ce qui fait qu’une lecture de livre au format liseuse sur ordinateur est bien souvent très désorientante. L’impossibilité de pouvoir régler la marge du bas (pour l’augmenter considérablement, car notre regard ne porte pas bas sur nos écrans d’ordinateurs) rend la lecture pleine page difficile. De même, le fait de tourner la page, sans avoir de repère spatial sur l’écran, est également un phénomène très dérangeant.

Lecture à l’écran pleine page d’un livre sur Kindle pour PC. Les marges et la tailles de police sont adaptables et confortables, hormis le système pour passer d’une page à l’autre difficile à concilier avec le mode de lecture PC. .
Il y a deux types de lecture : la lecture qui pense l’écran comme une page fixe et celle qui pense l’écran comme un support. Si le principe fonctionne très bien sur certains supports de lecture (notamment les liseuses), le rapport est moins évident sur d’autres supports. Pour ma part, la lecture format liseuse, page à page, me sied assez sur une liseuse, sur mon eeepc… mais pas du tout sur mon PC, où j’ai l’habitude de naviguer dans la page, où mes mains sont libres pour saisir d’autres instruments (clavier, souris…).
Dit autrement, j’ai tendance à préférer les lectures au format .pdf sur mon PC et au format ePub (like) sur un support mobile. Mais il y a là une contradiction. D’un côté, le confort des liseuses vous recommande d’acheter des formats adaptés à votre liseuse, de l’autre, ce même format manque d’ergonomie sur la plupart des logiciels de lecture pour PC.
Le logiciel de lecture unique et adaptatif ?
Il faut souligner encore, qu’au format numérique, nous lisons des contenus sous de nombreux formats et sur différents supports. Leur incompatibilité est toujours une souffrance. Kindle pour PC ne permet que de lire les livres de sa bibliothèque Kindle. GooReader ne permet que de lire des livres en provenance de Google Books… Or, nos pratiques de lectures sont multiples. Comical ne lit pas les .pdf. J’ai dans mon ordinateur des livres dans de multiples formats. Or, Je ne peux lire certains qu’avec un logiciel et d’autres qu’avec d’autres logiciels… Aucun logiciel, à ma connaissance, ne me permet de lire tous les formats de fichiers de livre sur toutes les plateformes. Faut-il croire que c’est encore si compliqué que cela à développer ? Ceux qui permettent de lire le plus de formats me contraignent dans certains formats à un mode de lecture inadapté à l’outil que j’utilise. Eh oui, je souhaite pouvoir lire des ePub à l’écran en réglant mes marges et ne pas être contraint au page à page que les logiciels de lecture conçus pour les liseuses m’imposent.

Lecture à l’écran, plein écran, d’un livre au format PDF sur Adobe Reader, avec un ascenseur permettant de passer du haut de la page au bas de la page.
Ces formats, ces logiciels de lecture nous imposent des contraintes de lecture. J’adore lire me BD depuis Comical sur un eeepc. Je peux lire un livre au format ePub plein écran depuis Adobe Digital Edition sur ce même eeepc, mais je suis incapable d’arriver à lire un ePub plein écran sur mon écran de PC avec ce même logiciel. Aucun logiciel de lecture pour PC ne permet de gérer finement ses préférences typographiques : interlignage, taille de caractère et surtout taille des marges… Or, la largeur d’un écran d’ordinateur n’a rien à voir avec celle d’une liseuse. Pour que les lignes ne soient pas trop longues (au risque de devenir illisibles), il faut pouvoir régler des marges importantes : laisser beaucoup de blanc dans la page. De tous les logiciels de lecture pour Windows que j’ai essayés, aucun ne permet de régler cela (ou alors je n’ai pas trouvé).
Sur mon écran de PC, j’ai donc tendance à préférer la lecture de .pdf ou de formats Word Like, me permettant d’être maître de mon avancée de lecture… Me permettant également de basculer plus facilement d’une lecture à une recherche (en ligne le plus souvent). Je lis plus facilement un essai sur mon PC et un roman sur une liseuse ou mon eeepc. Sur un écran de PC, de par sa taille, sa largeur, j’ai tendance à préférer les .pdf : leur mise en page préformatée apporte finalement un confort que l’ePub n’arrive pas à apporter, parce que les logiciels de lecture ne sont pas pensés pour les PC, mais uniquement pour les liseuses.
Au final, lire mes ePub sur mon PC est une souffrance. A l’inverse, lire des .pdf sur une liseuse n’est pas très confortable, car rien n’est ajustable. Plutôt que d’avoir des outils qui lui assurent une continuité de lecture, qui lui assurent de passer indifféremment de l’un à l’autre, le lecteur doit en fait choisir. A l’achat, il doit choisir le format. Décider du support, sans pouvoir faire marche arrière…
Readability
Pourtant, il ne nous faudrait pas grand-chose pour que cela soit un mauvais souvenir. Un bouton permettant de basculer d’un écran large à un écran long. Des capacités de réglages de l’affichage du texte à l’écran plus souples. Il est techniquement possible et assez simple de faire que les logiciels de lecture lisant de l’ePub ou des formats de ce type sachent mieux s’adapter à nos lecture sur PC. La volonté n’est juste pas là.

Readability adapté sur une page web : de larges marges réduisent la longueur des lignes. L’ascenseur permet une lecture repère très confortable.
Pourtant, imaginer un Readability sous forme logiciel ne semblerait pas très compliqué. Un petit logiciel qui permette de transformer n’importe quel ePub dans une mise en page simple et lisible sur grand écran.
Les logiciels de lecture passent plus de temps à imaginer des interfaces technostalgiques qu’à rendre service aux utilisateurs. Dommage. Je n’ai pas vraiment besoin d’étagères pour entreposer mes livres numériques, j’ai surtout besoin d’outils qui vont m’aider à les lire dans toutes mes situations d’usages.

L'Expresso Book Machine, le chaînon manquant entre print et numérique ?
Et bien, il faut croire qu'une invention intéressante va peut-être permettre aux libraires de survivre. Grâce à une machine du type "print on demand", vous vous rendez chez votre libraire, vous choisissez sur une catalogue (numérique) le livre que vous voulez acheter, et là, équipé d'une machine innovante, votre livre est imprimé sur place !
Voici une vidéo de présentation de cette fameuse machine :
Vous me direz, et le rapport avec le design de couverture ? J'y viens ! Cette machine pourrait donc donner une seconde vie aux couvertures d'ouvrages numériques. Comme vous avez pu le voir juste au dessus, on a l'impression que le bouquin sort de l'imprimerie !
Il faut tout de même savoir que cette machine coûte la coquette somme de 118000$, c'est un sacré investissement pour une librairie ! Cela dit, c'est peut-être bien la solution pour réconcilier les réfractaires à la lecture numérique et les éditeurs qui ne jurent plus que par ça !
La boîte qui produit cette imprimerie miniature à également un partenariat avec Google, lui permettant d'avoir accès aux titres tombés dans le domaine public.
Pour vous donner un exemple, une librairie de Vancouver s'est équipée de cette machine en mars dernier, et elle a depuis vendu 1500 livres numériques imprimés ! Reste à connaître la taille de la boutique et le ratio sur les ventes totales, mais c'est un début encourageant !
Imaginez cinq minutes, vous allez à la librairie, et votre bouquin est imprimé devant vous, c'est tout de même impressionnant ! En tout cas, c'est une bonne raison pour les éditeurs de ne pas négliger l'aspect graphique de la couverture de leurs e-books !

Petite leçon d'édition pour papier électronique
Le Vingtième Siècle, d'Albert Robida, proposé sur Gallica. C'est ici...

Amazon, Sony, Barnes & Noble, Jinke et Hanvon, les leaders s'imposent

Rentrée littéraire de septembre 2010 La sélection France Culture - Télérama
Les collaborateurs du journal et de la radio ont sélectionné dix ouvrages de littérature française et dix ouvrages de littérature étrangère qui correspondent à leurs enthousiasmes partagés.
Une soirée spéciale animée par Arnaud Laporte (France Culture) et Nathalie Crom (Télérama) aura lieu en direct et en public au Théâtre du Nord à Lille,
le samedi 11 septembre 2010 de 20h à 22h. L'occasion de dialoguer ave c les auteurs et d'écouter quelques extraits de ces vingt romans, avec notamment la présence de Mathias Enard, Patrick Lapeyre, Linda Lê, Nathalie Kuperman, Maylis de Kerangal, Olivia Rosenthal... et des lectures par le comédien Jacques Bonnafé. Entrée libre sur réservation: comfranceculture@radiofrance.com ou 01.56.40.37.53
Retrouvez tous ces livres et leurs auteurs dans les émissions quotidiennes de France Culture : La grande table, par Caroline Broué et Hervé Gardette de 12h à 13h30, A plus d'un titre par Tewfik Hakem et Jacques Munier de 16h à 17h, Le RenDez-Vous par Laurent Goumarre de 19h à 20h, Du Jour au Lendemain par Alain Veinstein de 23h30 à 0h, et du week-end : Jeux d'Epreuves de Joseph Macé-Scaron le samedi de 17h à 18h, et Affinités électives par Francesca Isidori, le samedi de 22h10 à 23h ainsi que dans les pages de Télérama et sur franceculture.com / télérama.fr
Le jury constitué de Caroline Broué, Hervé Gardette, Tewfik Hakem, Francesca Isidori, Arnaud Laporte et Bruno Patino pour France Culture et de Michel Abescat, Nathalie Crom, Marine Landrot, Martine Laval, Fabienne Pascaud et Philippe Thureau-Dangin pour Télérama s'est réuni jeudi 26 août 2010 et a établi la sélection suivante :
Romans français :
Apocalypse bébé de Virginie Despentes (éd. Grasset)
Des éclairs de Jean Echenoz (éd. de Minuit)
Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants de Mathias Enard (éd. Actes Sud)
Le Siècle des nuages de Philippe Forest (éd. Gallimard)
La Carte et le Territoire de Michel Houellebecq (éd. Flammarion)
Naissance d'un pont de Maylis de Kerangal (éd. Verticales)
Nous étions des êtres vivants de Nathalie Kuperman (éd. Gallimard)
La vie est brève et le désir sans fin de Patrick Lapeyre (éd. P.O.L)
Cronos de Linda Lê (éd. Christian Bourgois)
Que font les rennes après Noël d'Olivia Rosenthal (éd. Verticales)
Romans étrangers :
Crépuscule irlandais d'Edna OBrien (éd. Sabine Wespieser)
‘Ta mère de Bernardo Carvalho (éd. Métailié)
Anatomie d'un instant de Javier Cercas (éd. Actes Sud)
L'Eté de la vie de J.M. Coetzee (éd. du Seuil)
Point Omega de Don DeLillo (éd. Actes Sud)
Suite(s) impériale(s) de Bret Easton Ellis (éd. Robert Laffont)
Le Faux Ami d'Henrik B. Nilsson (éd. Grasset)
Purge de Sofi Oksanen (éd. Stock)
Sous un ciel qui s'écaille de Goran Petrovic (éd. Les Allusifs).
Le Livre de Dave de Will Self (éd. de L'Olivier).

Barnes & Noble, Borders et Amazon : la guerre des prix continue
La démarche s'inscrit comme une réponse aux concurrents de la firme. On assiste ainsi à une véritable guerre des prix entre Amazon et ses Kindle, Barnes & Noble (avec leur Nook) et Borders. C'est d'ailleurs eux qui avaient initié le mouvement en vendant leur Kobo à 149 $. Avant que les deux autres descendent les prix de leurs modèles phares à 149 $ (Nook) et 139 $ (Kindle).

Borders vient donc de frapper un grand coup, une semaine après qu'Amazon ait lancé son Kindle 3. Mais la firme n'avait guère le choix. En effet, ses deux lecteurs numériques ne possèdent pas le Wi-Fi, et ne peuvent donc pas se connecter directement à leur support, le Borders ebook store. A l'inverse du Nook et du Kindle.
Qu'à cela ne tienne, Borders a annoncé dans la foulée le début des pré-commandes pour deux nouvelles tablettes, les Velocity Cruz tablets. La première, le Velocity Micro Cruz Reader R101 coute 199 $ alors que la seconde, la Cruz Tablet T103, 299$. Les deux seront équipées du Wi-Fi, supporteront l'utilisation de la couleur, et utiliseront Android.
La Cruz Tablet présentera plus de mémoire que son jumeau, mais les deux seront équipés d'écrans tactiles LCD. IL faudra juste penser a baisser les prix de nouveau pour être compétitifs.

Staples, premier magasin à vendre le Kindle.

Selon Kevin Eagle, vice président marketing de Staples, « le nouveau Kindle s'inscrit parfaitement dans notre politique qui est d'offrir au client un grand panel des meilleurs produits et services technologiques pour les prix les moins chers ».
Staples fournira aussi les accessoires. Surtout, la marque mettra en disponibilté des appareils dans chacun de ses magasins. Le client pourra ainsi tester le Kindle gratuitement. Un appareil qui permet l'accès, via le Kindle store, a plus de 670 000 livres, dont les nouveautés et les bestsellers, et pour des prix défiant toute concurrence.

Numérisation : Mitterrand attend les recommandations du Comité des sages
Viviane Reding, commissaire européenne pour les nouvelles technologies, avait posé à plat les enjeux, en expliquant que la numérisation « ne peut pas être laissée au seul secteur privé. Sinon des géants comme Microsoft et Google vont chercher ce qu'il leur faut dans nos bibliothèques, et les auteurs n'auront rien ».
Rendez-vous chez Freddy
C'est dans cette optique qu'aujourd'hui, le ministre de la Culture a reçu le fameux comité, qu'il avait souhaité mettre en place « afin de voir émerger une doctrine européenne sur les modalités de financement de la numérisation et plus particulièrement les partenariats public-privé ».
Tout cela est bel et bon. Depuis le 21 avril 2010 qu'il a été mis en place, le comité comite et les sages sagent. Mais maintenant, Frédéric Mitterrand veut des recommandations, et ils ont jusqu'à la fin de l'année pour les présenter.
Et dans un communiqué, la rue de Valois fait état de ce qui s'est passé durant cette troisième réunion.
Frédéric Mitterrand a présenté les réalisations françaises en matière de numérisation du patrimoine culturel. Il a réaffirmé son soutien à la bibliothèque numérique européenne Europeana. Il a rappelé l'importance de la numérisation, qui constitue un défi autant qu'une formidable opportunité de rendre accessible à chacun le patrimoine culturel national et européen et fait part de son souhait de définir des programmes de numérisation ambitieux et cohérents.
Tout en n'omettant pas que le partenariat privé/public doit nécessairement prendre en compte les ayants droit, et trouver un véritable équilibre.
Le comité est composé de :
Maurice Lévy, Président directeur général de Publicis Groupe; Elisabeth Niggemann, présidente de la Bibliothèque Nationale allemande et Jacques de Decker, écrivain et homme de théâtre belge. Le Comité est chargé de formuler des recommandations sur l'ensemble des enjeux liés aux opérations de numérisation, sur les conditions permettant l'accessibilité et la conservation du patrimoine numérisé.

Si vous voulez accéder à un ensemble d'informations plus détaillé, nous vous invitons à consulter notre page publique Netvibes.









